J'aimerai aujourd'hui partager avec vous un petit bout de moi...
Voilà maintenant un an, cinq mois, une semaine et un jour que j'ai avorté, je dois avouer que contrairement à la façon dont il m'arrive d'en parler, cet évènement me touche encore plus que jamais, mais je n'ose pas forcément en parler, ça me fais mal.
Seulement voilà, depuis que j'ai rencontré mon âme soeur, la simple idée de porter à nouveau la vie me transporte de joie, mais Matthieu et moi n'avons tous deux pas treminé nos études et il serait donc un peu fou de s'aventurer à donner la vie...D'autant plus que je m'en voudrai de lui gâcher sa vie, mais cette idée ne cesse de me hanter depuis quelques mois, je ne pense presque plus qu'à ça.
D'un côté cela me fais peur, et de l'autre me rends heureuse...
Si vous saviez à quel point ce désir est immense!
Il me tarde de porter les enfants de mon amour...
Mais ce n'est vraiment pas le moment, et pourtant je me sens prête, comme si mon horloge biologique s'était mise en route un peu trop tôt, comme si c'était le moment, comme si il fallait que j'ai un enfant de Matthieu...Inutile de préciser que tout cela me fruste, mais je n'ai pas vraiment le choix, d'abord les études et le bonheur de l'homme de ma vie, puis tout le reste...
De plus, même si l'envie comme le besoin est grand, je ne peu rien faire, car donner la vie se fait à deux, ou pas du tout...
Je ne regrette pas mon geste, à savoir d'avoir avorté, j'aurai juste préférer ne jamais connaître cet instant de doutes, de peine et de dégouts, mêlé à un sentiment de trahison et d'abandon de la part de mon ex, qui, pas une seule fois, n'a été fichu de me parler, ou de me consoller alors que j'en aurai eu bien besoin.
En fait, la seule chose que je regrette dans cette histoire, c'est de ne pas avoir pu dire à mon bébé que, même sans l'avoir mis au monde, il aura toujours sa place dans mons coeur, mais aussi que je l'aimai et que je l'aimerai dans la vie et bien au-delà...